Il l'a attrapée par le cou, mise au sol et menacée d'avoir mis un contrat sur sa tête.

Le tribunal correctionnel de Dinant a accordé, ce mercredi matin, la suspension du prononcé à un Dinantais poursuivi pour avoir agressé et menacé son ancienne épouse le 17 février 2015 à Dinant. L'homme soupait chez un couple d'amis lorsqu'il a reçu un mail de son épouse lui indiquant qu'elle n'était pas d'accord pour qu'il parte seul, le lendemain, avec ses deux filles aux sports d'hiver. C'est à partir de ce moment que deux versions s'affrontaient. Selon la victime, son mari de l'époque est revenu à son domicile et l'a agressée. « La porte a claqué. Il a fait quatre pas pour venir dans la cuisine. Il m'a attrapée par le cou, m'a étranglée puis mise au sol. Il avait son coude ou son genou sur mon thorax et a mis deux doigts dans ma bouche, je ne savais plus parler. Il m'a dit qu'il revenait d'une réunion de trois heures avec des gens de pays de l'est et qu'il avait mis un contrat sur ma tête. Que j'avais trente minutes pour pour lui envoyer un mail dans lequel j'autorisais nos enfants à partir avec lui sinon il me tuait », expliquait-elle.

Une version que le prévenu a contestée en indiquant s'être rendu à son bureau, situé à 100m de son domicile, pour répondre à des mails liés à leur procédure de divorce après avoir quitté le domicile de ses amis. Plusieurs éléments de timing avaient été mis en avant. Pour lui, il ne s'est tout simplement rien passé et cette histoire n'avait pour unique but que de le faire payer financièrement. Le tribunal a finalement tranché et a déclaré toutes les préventions établies.