L’UNamur et le CHU UCL Namur ont annoncé, ce jeudi matin, s’être associés dans le cadre de la plateforme de testing Covid-19 mise en place par le gouvernement fédéral. Leur objectif commun est de réaliser 2.000 analyses PCR (diagnostic moléculaire) par jour dès la semaine du 9 novembre. À terme, 7.000 analyses de tests Covid seront réalisées quotidiennement. "Le rôle d’une université mais aussi des hôpitaux universitaires, dont le CHU fait partie, touche à la fois les soins, la recherche et l’enseignement mais aussi le service à la société. En quelques semaines, on vient de mettre sur pied un projet qui aurait normalement mis des mois à se concrétiser", explique Patrick De Coster, vice-recteur de l’UNamur.

Ce duo UNamur/CHU UCL NAMUR fait partie des huit consortiums du pays créés en vue de répondre aux besoins estimés par l’institut belge de santé Sciensano en termes de dépistage du Covid-19. À eux huit, ces consortiums ont pour but de réaliser 56.000 analyses de test par jour. Leur but est de soutenir et amplifier la capacité de testing au niveau national. "Et on se veut autonome au niveau des réactifs de diagnostic, du personnel et du matériel", explique Jean-Michel Dogné, directeur du département de pharmacie à l’UNamur.

Les analyses des tests PCR seront réalisées à la demande des laboratoires agréés de biologie clinique lorsque leur capacité de dépistage sera temporairement insuffisante. Ils seront aussi réalisés pour le testing de collectivités telles que les maisons de repos ou encore pour les centres de testing agréés par l’Inami, gérés par les cercles de médecine générale.

Ces analyses de test dans le cadre de ce consortium commenceront la semaine du 9 novembre et se feront 7j/7 avec une volonté de fournir des résultats dans un délai de 24 heures. Pour cela, la construction d’un nouveau labo a été nécessaire. "Tous secteurs confondus, cela concerne une cinquantaine de personnes", poursuit François Mullier, chef du service du Laboratoire sur le site de Godinne du CHU UCL Namur. Le financement des structures et des tests sera financé par l’Inami.