En octobre 2019, un travailleur en séjour illégal a été surpris dans la cuisine d’un restaurant asiatique de la région de Beauraing. Il n’était pas déclaré, portait un tablier, des chaussures de sécurité et a pris la fuite durant le contrôle. La patronne de l’établissement, qui a fait faillite depuis, suite aux conséquences du covid, explique : "C’était un ami venu d’Espagne. Il cuisinait son propre repas et n’avait pas su débarrasser la vaisselle." Quand le président Depasse fait remarquer à la prévenue que celui-ci était en habit de travail et au moment du service, elle rétorque : "Il avait un tablier pour ne pas salir ses vêtements. Les chaussures de sécurité étaient portées car c c’est un homme âgé qui a toujours peur de glisser."

La même prévenue a déjà été condamnée pour des faits similaires en 2008. "Je pense que c’était un étudiant qui avait fait venir un camarade dans les cuisines de l’établissement."

Des problèmes de même type ont à nouveau été rencontrés en 2015 et 2018. Des transactions ont été proposées par l’auditorat du travail dans les deux cas, mais une seule a été réglée à ce jour. Le représentant de l’auditorat du travail réclame une amende de 4000 euros à majorer des décimes additionnels et précise : "Il y a eu par le passé des soupçons d’exploitation, les travailleurs dormaient sur place et se cachaient lors des contrôles."

Le conseil de la prévenue explique que celle-ci ne comprenait pas sa responsabilité pénale et demande que le tribunal la condamne à verser le montant de la transaction qui avait été proposée par l’auditorat du travail, soit 2000 euros. Jugement le 9 février.