Pas d’issue dramatique dans ce dossier de violences conjugales mais le parallèle a néanmoins été fait avec l’affaire Luc Nem, poursuivi pour avoir tué sa compagne Marielle Tournay à Assesse, actuellement traitée devant la Cour d’assises de Namur. Entre 2018 et 2021, cet habitant d’Houyet a été l’auteur de nombreux faits de violences commis à l’égard de sa compagne, mais pas que. On dénombrait trois dossiers différents. Cela se passait à chaque fois dans la commune voisine de Beauraing.

Parmi ceux-ci, huit préventions de coups sur sa compagne ont été épinglées par la partie civile. "Monsieur a la tête près du bonnet et voit rouge pour la moindre chose dès qu’il consomme de l’alcool ou de la drogue." Lors d’une de ces scènes, l’homme s’est acharné sur sa compagne. Même inconsciente, il la frappait encore. C’est leur fille de 11 ans qui a prévenu les voisins afin qu’ils interviennent. Lors d’une autre scène, il l’a fait chuter au sol et lui a abaissé son pantalon devant son voisin qui était présent, l’invitant à avoir une relation sexuelle avec elle. De quoi retenir une prévention d’attentat à la pudeur. Contestée par la défense.

D’autres faits impliquant d’autres victimes ont eu lieu durant ces trois années. Un policier qui n’était pas en service a notamment reçu un coup de poing en tentant d’intervenir lors d’une dispute, sur un parking. Une autre personne a subi 40 jours d’incapacité de travail après avoir reçu une série de coups dans une bagarre qui s’est produite à la buvette du foot de Winenne. Une autre a eu une fracture du tibia-péroné car le prévenu lui a sauté sur la jambe. Enfin lors d’une soirée de Noël en 2018, il s’en est pris à quatre personnes dont deux adolescents de 15 et 17 ans. "Monsieur est un électron libre qui s’en prend à tout le monde", a précisé le parquet de Namur.

Si elle n’a pas contesté les faits de violence, la défense a mis en avant le comportement de l’ex-compagne, qui, comme lui, consommait de l’alcool. Elle pouvait se montrer provocante, insultante voire violente. Et de plaider une peine de probation autonome. Jugement le 12 janvier.