Ces navires de nouvelle génération doivent équiper les marines des deux pays et remplacer les plus que trentenaires chasseurs de mines tripartites (CMT), issus d'un programme belgo-franco-néerlandais. Ils doivent être livrés entre la fin 2024 et 2030, en alternance aux deux pays. La cérémonie de mise sur cale du premier des douze futurs bâtiments de lutte contre les mines (MCM) belges et néerlandais s'est déroulée mardi au chantier Piriou de Concarneau (Finistère, ouest de la France), en présence des "patrons" des armées belge et néerlandaise, l'amiral Michel Hofman et le général Onno Eichelsheim. Ils ont soudé une pièce belge de 2 euros 2021 sur la quille du premier navire, a indiqué le ministère de la Défense sur son site internet. 

Le nom des six bâtiments ont été révélés à cette occasion: il s'agira des BNS ("Belgian Navy Ships") Oostende, Tournai, Brugge, Liège, Antwerpen et Rochefort. Selon la Défense, "ces villes ont été choisies pour leur importance dans le monde maritime belge et pour des raisons historiques". 

Rochefort a donné son nom à un dragueur de mines dans les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. Dans le passé, trois villes wallonnes étaient marraines des dragueurs de mines: Liège du M908 Georges Truffaut, Tournai du M481 Tournai et Rochefort du M930 Rochefort. "Ce choix est donc une suite logique de notre histoire", a expliqué la Défense. "En donnant également à nos nouveaux chasseurs de mines, les noms de leurs villes marraines, qui entretiennent, elles aussi, un lien historique avec la marine, nous avons la volonté de poursuivre une belle tradition", a commenté la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS).