Le facteur disait avoir été victime de coups vers 9h40 le jour de sa tournée. A 9h57, il déposait plainte et faisait par la même occasion constater les blessures et dégâts par un policier. Ce dernier a notamment relevé une blessure à la lèvre, une veste déchirée et des lunettes cassées. Un certificat médical attestait par ailleurs d’une plaie à la lèvre et de douleurs à la mâchoire et musculaire. Le facteur est resté durant deux mois en incapacité de travail après cette agression présumée. 

Le prévenu contestait les faits. S'il a bien constaté que sa poubelle était renversée devant son portail alors qu’il l’avait placée à proximité de sa boite aux lettres, il disait ne pas être à l'origine des blessures constatées sur le facteur. « Je l'ai vu dans une rue parallèle. Je suis allé lui demander pourquoi il avait fait cela. Il m’a insulté et s’est énervé. J’ai immédiatement téléphoné à la Poste pour me plaindre de son comportement mais il n’y a eu aucune violence », précisait-il. Pour la défense, ces éléments ne démontraient rien. « Le facteur, sachant qu’il a mal agi, a fait état d’une agression pour se couvrir vu son comportement. Vu l’animosité entre les deux personnes, cela allait nuit au prévenu", disait son avocat.

Le tribunal correctionnel de Dinant a estimé que si des blessures ont bien été constatées, rien ne permettait de les imputer au prévenu. Il a également considéré que les déclarations de ce dernier, qui a contacté la Poste pour se plaindre, pouvaient être crédibles.