Dinant - Ciney

Elles devraient être implantées le long de la N97. Le projet sera présenté le 13 juin.

Les communes d'Onhaye et d'Hastière vont-elle accueillir sur leur territoire un total de sept éoliennes, le long de la N97 ? C'est en tout cas le projet que vont présenter Luminus et Kyoto Technologies 1, le 13 juin prochain à la population. "La puissance nominale par machine devrait être comprise entre 3 et 4,2MW. La production estimée est de 49.000.000 kWh/an, soit l'équivalent de 12.250 ménages. Cela permettra d'éviter l'émission de 22.000 tonnes de CO² par an. La hauteur maximale des éoliennes sera de 150m", explique Brecht Snoeks de Luminus.

Ce projet n'est pas neuf. Il y a quelques années déjà, en 2011, il avait été présenté avant la demande de permis unique. Mais celui-ci avait été refusé en raison de la proximité avec la base aérienne de Florennes. "Ce parc éolien se trouvait dans un rayon qui posait problème à la défense. Il y avait un souci avec leur radar et puis, j'imagine qu'en fonction de la hauteur des éoliennes, ça peut modifier les vols des avions. Ce projet prévoit d'implanter ces éoliennes entre Gérin et Anthée. A Hastière, cela concernera deux machines à proximité de Maurenne", explique le bourgmestre d'Onhaye Christophe Bastin.

Depuis, les deux sociétés ont revu le projet. Des adaptations ont été effectuées tandis que la base aérienne de Florennes semble s'être équipée d'un nouveau radar. Toutes les nouveautés seront donc présentées lors d'une séance publique d'information à la Salle Su-l'Wez à Gérin (13/06 à 19h00) notamment dans le but de permettre au public de s'informer et d'émettre ses observations et suggestions concernant le projet. Tout cela avant le lancement de l'étude d'incidence et la demande de permis unique qui portera sur l'implantation d'un parc de sept éoliennes, d'une cabine de tête, de chemins d'accès, d'aires de montage et la pose de câbles électriques.

"Ce sont eux qui lancent les demandes et qui organisent le déroulement du projet. Mais, à ce stade, il n'y a encore rien de fait. On est à la première page du livre. Les Collèges communaux des deux communes devront donner leur avis. Et si on s'y oppose, ils auront des recours à disposition. A ce stade, il est encore tôt pour se prononcer", précise Christophe Bastin qui évoque la possibilité de contre-parties pour les communes.

Ce projet s'inscrit dans le cadre de la politique européenne, nationale et régionale de réduction des émissions de gaz à effet de serre.