Absence d’enregistrement, d’identification de 14 bêtes, de vaccination, détention non-autorisée font partie des préventions

Marc (prénom d’emprunt) habite la région cinacienne. Ses parents étaient agriculteurs, il a toujours eu la passion des bêtes et de l’élevage et ne concevait pas de ne pas en posséder. Sans forcément respecter les normes en vigueur pour les bovins, ce qui lui valait de se retrouver le 8 juin devant le tribunal correctionnel de Namur pour près de 9 faits commis entre 2017 et 2019, suite auxquels son troupeau a été saisi. Absence d’enregistrement, d’identification de 14 bêtes, de vaccination, détention non-autorisée font partie des préventions évoquées par le ministère public. « J’ai fait tout ce que je pouvais pour mes bêtes, mais à un moment, je n’avais plus d’étable », expliquait l’homme de 56 ans devant le tribunal.

« Le troupeau ne bénéficiait pas du suivi sanitaire nécessaire, spécialement en matière de rhinotrachéite infectieuse bovine », expliquait le substitut Herbay, qui réclamait une amende de 20.000 euros, sans s’opposer à un sursis partiel. « Le prévenu ne pouvait ni détenir ni mettre en prairie ses animaux. Le risque est de relancer l’épidémie et d’affecter la santé économique d’autres éleveurs. »

Le jugement est tombé ce lundi : le prévenu est condamné à une amende de 2500 euros assortie d'un sursis de 3 ans.