Refusé, ce n’est pas le bon moment. A cet instant, on sent bien que le conseiller se retient… Mais ce n’est que partie remise, car cinq minutes avant la fin de la séance publique, il a enfin la parole. "Lors du dernier conseil communal, nous avons été très déçus par l’attitude de Madame la bourgmestre et de certains membres du Collège, qui n’ont pas hésité à traiter la minorité de con (sic)…A l’avenir, si vous voulez vous défouler sur notre dos, prenez au moins la précaution de fermer les micros et les caméras. Restons courtois et respectueux des partenaires, même quand ils ont un avis différent du votre", expose-t-il. 

On ne connait pas vraiment la raison, ni le ou les personnes qui ont prononcé ces paroles. Toujours est-il que la bourgmestre répond au conseiller qu’elle entend bien sa doléance. Elle se défend. "Je n’ai jamais dit ou eu ces mots en bouche. De plus, la séance était clôturée. Je me demande ce qu’il s‘est passé. Normalement, on quitte la séance quand elle est terminée. Quel est l’intérêt de couper son micro et sa caméra et de laisser quand même le PC allumé…hormis écouter aux portes. J’estime que ce débat n’a pas sa place ici, sur la place publique. C’est une discussion de bac à sable, nous sommes des élus et la population attend que nous remplissions nos missions. Pas avoir des guerres d’ego", dit-elle. 

De son côté, le conseiller Nicolas Rouard (lui-aussi Motiv'Action) réplique qu’il n’est quand même pas normal d’insulter les gens, même quand le micro est coupé. Etienne Marot le reprend en apparentant ça, lu-aussi, au fait d’écouter aux portes. "Une belle façon de retourner la faute, c’est pas mal !", rétorque encore Nicolas Rouard. "La prochaine fois, nous surveillerons les portes pour voir que personne n’écoute derrière", lui répond Etienne Marot. 

La tension diminuera ensuite de plusieurs crans. 

La bourgmestre demandant à la minorité d’être constructive et d’avoir une politique responsable