Au départ, une simple et banale histoire de chat écrasé sur un chemin de campagne… Sauf qu’à Yvoir, l’affaire a pris de l’ampleur ces dernières heures. Le scénario ? Une habitante, sans nouvelle de son animal de compagnie depuis quelques jours, apprend d’abord que celui-ci a été retrouvé écrasé par les ouvriers communaux. Le chaton est ramassé, puis incinéré, comme le veut la procédure. Le chat en question n’a pas de collier ou de puce. Impossible de savoir à qui il appartient. Plus tard, son maître exprime sa colère et la partage sur les réseaux sociaux.

"C’est inhumain ! si par malheur, votre petite boule de poils se fait renverser par une voiture, je vous annonce que si vous ne le retrouvez pas avant les ouvriers de la commune, vous ne saurez jamais ce qu’elle est devenue. Ils ramassent votre compagnon et l’incinèrent sans se soucier qu’une famille est à sa recherche. Après, ils te disent qu’ils ne sont pas équipés de lecteurs de puces. Ils ne cherchent même pas plus loin et brûlent votre compagnon. On aurait pu chercher longtemps notre animal. Honte à vous", indique-t-elle, en n’épargnant pas le personnel communal.

Évidemment, cette histoire peut faire sourire en pleine crise sanitaire… mais un lynchage vis-à-vis du personnel communal a ensuite suivi. Des propos injurieux qui dénigrent le travail de ceux-ci qui ont bien évidemment blessé les principaux intéressés. Et ça, le bourgmestre ne l’a pas bien pris. "C’est un manque de respect", répond Patrick Evrard. "Je suis attristé par ces commentaires. Cette histoire me paraît assez disproportionnée. Quand on partage ce genre de choses sur les réseaux sociaux, cela ne fait qu’augmenter la polémique. Les ouvriers n’ont fait que leur travail".

Laurent Trotta