Un homme avait menacé de "flinguer" des chats errants.

Miriame Watelet, qui a vu son chat Ti-Rex mourir après avoir été attaqué par trois chiens de chasse peu après la mi-novembre à Dinant, doit faire face à de nouveaux faits déplaisants. Dans la cadre de la stérilisation de chats errants dont elle s'occupe en collaboration avec la commune, elle a constaté la disparition de plusieurs d'entre eux, rue des Perdraux à Dinant. Pire, deux ont été retrouvés blessés et un autre est mort, cervicales brisées.

« J'ai reçu un appel à la mi-octobre pour me rendre dans cette cité afin de faire un recensement des chats errants, à la demande d'un riverain qui avait contacté la commune. Il y en avait 20. J'ai rencontré cette personne qui m'a dit que j'avais quinze jours pour tous les stériliser et qu'il ne voulait par ailleurs plus les voir dans son quartier. Que si c'était le cas, il les flinguerait et les étalerait dans son gazon. Quelques jours plus tard, il a à nouveau fait des menaces. La police s'est rendue sur place en ma compagnie et j'ai tenté de lui expliquer que tous les chats allaient être stérilisés mais que le vétérinaire ne pouvait pas en faire 20 en un jour. Mais il n'a rien voulu entendre. »

Sur les 20 chats recensés, Miriame Watelet a pu en faire stériliser sept, dont certains ont été réintroduits dans ce quartier. « Mais j'ai constaté l'absence des autres chats. Je me suis rendu le 22 novembre dans cette rue pour aller en chercher un que j'avais réussi à faire adopter et, après avoir fouillé les lieux, il est sorti d'un buisson en boitant lourdement alors qu'il n'avait rien la veille lors du nourrissage. Selon le vétérinaire, ce chat a été torturé. Il avait une vertèbre et une hanche cassées et la moelle épinière touchée. Il était formel : on a saisi le chat par la queue pour le faire tourner violemment. Un autre a été retrouvé mort, cervicales brisées. »

Parmi les sept chats stérilisés, Miriame en pu en récupérer un pour le garder chez elle et un autre a été placé dans un refuge. Le troisième, le blessé dont on vous parlait ci-haut, était chez le vétérinaire. Même si elle n'a aucune preuve, elle craint que l'homme soit passé à l'acte, le nombre de chats manquant (17) étant trop important. « On s'est rendu sur place et on a fouillé la zone, don un champ, pour retrouver d'éventuels cadavres mais on n'a rien trouvé. » Une plainte a été déposée auprès de la police Haute-Meuse pour le délit de destruction d'animaux. La commune de Dinant a également été prévenue des faits.