Il veut rassembler et redonner un nouvel élan au parti

MARCHE Le MR provincial se choisira bientôt un nouveau président. La sénatrice Dominique Tilmans a bien l’intention de céder le flambeau. Qui, pour lui succéder ? Le nom de Benoît Piedboeuf est cité. Un autre candidat se lance officiellement. Il s’agit du Marchois Renaud Duquesne. Ce dernier n’a plus aucun mandat politique car il n’a pas été élu là où il se présentait, c’est-à-dire à la Province.

Pourquoi avoir décidé de vous présenter ?

“J’ai souvent été à des places de combat, lors des campagnes électorales. Cette fois-ci, j’étais uniquement à la Province. Je n’ai pas été élu et je n’en tire aucune amertume. J’ai cependant l’engagement politique chevillé au corps. En étant sans mandat et avec de la disponibilité, c’est un double atout pour, à mes yeux, briguer la présidence.”

Quels sont vos projets ?

“Nous devons nous mettre en ordre de marche pour l’avenir avec, comme élément central, l’humain. Mon objectif, si je suis élu, est de fédérer et de mettre chacun sur un même pied d’égalité. Que ce soit l’élu ou le militant colleur d’affiches, tout le monde a le droit d’être écouté et entendu ! Nous avons beaucoup de personnalités en Luxembourg et nous devons écouter les anciens, tout en faisant monter une nouvelle génération.”

Le parti n’est pas au mieux de sa forme, en Luxembourg…

“Effectivement. Nous n’avons plus de député régional, nous sommes dans l’opposition à la Province et nous ne sommes plus au pouvoir dans des villes importantes : Marche, Bastogne, Arlon… Ce constat ne me réjouit pas, mais je veux être optimiste. Il est peut-être temps pour le MR provincial d’avoir à sa tête un homme indépendant et disponible.”

Une élection, c’est aussi une affaire d’influence et de réseaux.

“J’ai beaucoup consulté et je continue à le faire. Mais je ne suis l’homme d’aucun réseau. Le réseau, c’est d’abord créer des liens francs et d’amitié.”



© La Dernière Heure 2012