La mobilité doit devenir une politique prioritaire, dotée de moyens, estime le PS Namurois. Eliane Tillieux développe la question : "Aujourd’hui, traverser notre ville capitale aux heures de pointe est un réel parcours du combattant. Les travaux et chantiers multiples, non coordonnés, aux quatre coins de notre ville engendrent d’inévitables ralentissements et embouteillages dès lors qu’aucun parcours « bison futé » n’est possible ou même proposé. Sans compter que nombre d’aménagements urbains ont été réalisés pour décourager voire entraver la circulation automobile, comme par exemple le boulevard d’Herbatte et la rue de Balart, trop étroite que pour permettre une circulation concomitante dans les 2 sens ou les aménagements récents de la rue du Grand feu à Bouge."

La conseillère communale poursuit : "Dans le centre-ville, l’usage de la voiture pourrait être limité si et seulement si les utilisateurs trouvent une solution alternative efficace grâce à des trajets de navettes de bus électriques praticables et fréquentes. Ce n’est pas à l’ordre du jour à Namur, la préférence va au téléphérique dont nous avons très souvent regretté qu’il ne soit pas envisagé comme un réel outil de mobilité. La mise en œuvre de la zone partagée au cœur de ville qui permet de maintenir la circulation automobile à moins de 20km/h tout en accordant plus d’espace aux piétons est illusoire, elle ne sera lisible et effective pour tous que lorsque les aménagements raisonnables (trottoirs, marquages au sol, etc.) seront réalisés. Le PS a toujours soutenu l’extension du piétonnier, initié par le Bourgmestre PS Jean-Louis Close"

Parallèlement à l’aspect déplacement, Le PS constate "un manque de places de parking dans le centre-ville et, pour les parkings payants disponibles, un coût trop élevé pour une utilisation courante. Et ce n’est certainement pas en supprimant le parking des casernes (+- 600 places) que la situation s’améliorera !"

"Imaginer que les P+R sont la solution est un leurre. Par sa situation géographique inadaptée, le P+R de Bouge par exemple n’est aujourd’hui que très peu fréquenté, à peine une quinzaine de voitures en moyenne par jour, et les 700 places restent désespérément vides… Sans évoquer les embarras de circulation au niveau du carrefour avec la chaussée de Louvain, déjà sujet à de nombreux embouteillages à cet endroit proche d’une école extrêmement fréquentée et de zones de commerces."

Un plan de mobilité « éco-social » pour Namur !

Pour le PS, "la mobilité douce (marche, vélo, trottinette, roller…) doit devenir la priorité dans la réflexion actuelle et les projets futurs d’aménagement de notre territoire". "En plus de sécuriser les déplacements des usagers faibles, il faut réaliser les aménagements urbains utiles pour faciliter l’accès et tendre vers leur accessibilité universelle. En matière de pistes cyclables, Namur est clairement à la traîne : elles sont parfois dangereuses, non sécurisées, s’arrêtent sans prévenir et débouchent sur… rien ! Il manque d’incitants au niveau de la ville comme des primes à l’achat d’un vélo, du matériel de visibilité, la mise à disposition de vélos électriques pour une certaine durée, le manque de parking vélo sécurisé, …En termes de transports en commun, surtout aux heures de pointe scolaire, nous souhaitons une adaptation de l’offre pour éviter de laisser les enfants sur le quai faute de place dans le bus ! Notre groupe aimerait également attirer l’attention sur la correspondance entre les différentes lignes de bus et sur les zones desservies par ceux-ci, revues sans concertation avec les riverains et sans fournir aucune information."