Namur Des confiscations de 25.000€ sont réclamées

En janvier 2017, c’est par hasard qu’un policier, qui faisait des achats sur internet pour sa compagne esthéticienne, a découvert sur Facebook que Michelle (prénom d'emprunt), esthéticienne diplômée et aujourd’hui en ordre, exerçait le métier d’esthéticienne sans le déclarer et sans être inscrite à la Banque Carrefour des Entreprises. Il a mené l’enquête sur les réseaux sociaux afin d’étayer son propos. L’enquête, qui a révélé une centaine de profils suspects, a mis au jour de telles pratiques dans plusieurs arrondissements judiciaires

Ce jeudi, le parquet de Namur a requis une amende de 1000 € et des confiscations de 25.000€ à l’encontre de la prévenue. Sur Facebook, en mode public, la jeune femme avait un jour annoncé qu’il lui restait 4 places de libre pour des séances. Ce nombre de 4 séances et leur prix moyen a donc été multiplié par le nombre de jours ouvrables de la période infractionnelle pour parvenir à ce montant élevé.

Le substitut Debelle commente : "Je trouve stupide que la prévenue soutienne mordicus qu’elle n’est pas derrière certaines pages Facebook alors que les preuves sont accablantes. C’est inquiétant par rapport à sa prise de conscience du problème." Me Hesbois estime que l’enquête menée par le policier a été dés le début très orientée du fait que la compagne de celui-ci était esthéticienne et que de ce fait, sa cliente n’a pas eu droit à un procès équitable. Il demande son acquittement.

JVE