Marc, le prévenu, faisait ce mercredi opposition à une peine de prison de 10 mois et à la restitution de près de 27.000 euros. Par le passé, l’homme a été condamné à plusieurs reprises, notamment pour des faits de vols avec violence. Il a déjà passé 6 ans en prison et son casier compte près de 9 pages. C’est durant cette période qu’il s’est arrangé avec sa compagne afin de toucher le chômage alors qu’il n’y avait pas droit, en omettant de déclarer qu’il était détenu. L’élue de son coeur complétait et renvoyait ses cartes de contrôle à la FGTB. Ce qui a fonctionné tout un temps. 

Quand un grain de sable s’est glissé dans ce rouage, Marc a prétexté avoir oublié un rendez-vous et a ensuite profité d’un congé pénitentiaire pour se rendre à la FGTB et régulariser la situation et… les paiements ont repris. C’est ce qui s’appelle profiter des failles du système.

Son avocate souligne : "Il est aujourd’hui incapable de rembourser cette somme. De plus, les décomptes de l’Onem ne sont pas clairs et varient entre 31.000 et 27.000 euros selon les documents auxquels on se réfère." Me Charlier demande au tribunal de réserver à statuer sur le dommage de l’Onem et plaide une peine de travail pour son client. Celui-ci a à nouveau été placé sous mandat d’arrêt en mai pour des infractions à la loi sur les stupéfiants.

L’auditorat du travail demande au tribunal de confirmer la peine de 10 mois de prison et la restitution des 27.000 euros. Jugement le 27 octobre.