Un enseignant de 46 ans, qui a été actif dans des clubs de sport et des mouvements de jeunesse, a écopé ce vendredi matin d’une peine de 12 mois de prison avec sursis probatoire pour attentat à la pudeur avec violence sur un jeune âgé de 17 ans au moment des faits.

Le prévenu avait autorité sur ce mineur qu’il avait lui-même décidé d’accueillir en 2018. A cette époque, l’ado était en proie à de grandes difficultés, étant un habitué du tribunal de la jeunesse depuis ses 12 ans. Le jeune homme, qu’il avait connu dans un camp de vacances, lui avait donc été confié par le Service de Protection de la Jeunesse.

Devant le tribunal, l’enseignant niait tout attentat à la pudeur. "On jouait à se taper sur les fesses ou à se soupeser les parties intimes mais tous les jeunes font cela, c’était un jeu, cela se fait souvent, mais c’était à son initiative."

Le jeune évoquait néanmoins d’autres scènes. Un soir, dans une caravane, il avait consommé de l’alcool et du cannabis avec celui qui en avait la responsabilité. L’ado est persuadé que son bienfaiteur lui a mis la main sur le sexe alors qu’il dormait. Un autre jour, cette main aurait effleuré le sexe du jeune homme alors qu’ils étaient tous les deux dans le canapé. "C’est possible que ce soit arrivé mais il n’y avait pas d’intention malsaine", prétendait le prévenu.

Selon ses déclarations, c’était lui la victime dans ce dossier. Le jugement rendu devrait peut-être le convaincre du contraire.