Namur

Comme chaque année, Esperanzah!, seul festival de musique en FWB à être reconnu en éducation permanente, met en place une campagne de sensibilisation. "Démasquons nos privilèges" est le thème de cette année.

Les organisateurs expliquent : "Des privilèges, nous en avons toutes et tous. Ce sont des avantages, des facilités que nous détenons, par rapport à d’autres personnes, dûs à notre “condition” et dans un contexte social et politique défini. Les privilèges peuvent-être liés à notre couleur de peau, notre classe sociale, notre genre, notre identité religieuse, nos dispositions physiques et notre identité sexuelle. Certaines personnes sont donc plus ou moins privilégiées en fonction du contexte. L’important c’est de prendre conscience de ses privilèges et du contexte dans lesquels ils s’expriment. Sans quoi, nous avons toutes et tous tendance à vouloir les garder à tout prix, consciemment ou inconsciemment. Au-delà de la programmation musicale et d’art de la rue, elle aussi construite autour de la diversité musicale, Esperanzah! va donc une nouvelle fois offrir quantités d’activités culturelles et éducationnelles à disposition de ses festivaliers en adéquation totale avec la thématique de la campagne."

L'espace Tout va bien sera une nouveauté de cette année. "Tout va bien est un webmédia vidéo créé par Esperanzah et piloté par un collectif de jeunes qui donnent leur regard sur l’actualité et sur le monde. Cette année, nous inaugurons la scène “Tout va bien” épicentre de la programmation engagée avec du cinéma, des débats, des conférences, des documentaires dont ceux créés par le collectif et des spectacles qui donnent la parole aux mouvements sociaux contemporains, aux jeunes, aux invisibles, aux artistes, à des militant.e.s et au public, bien sûr.Une campagne sur la déconstruction des privilèges ne peut pas se faire sans la collaboration d’une série de nouveaux collectifs dans le Village des Possibles qui abordent de nouvelles questions. C’est ainsi que particulièrement pour cette campagne, nous avons collaboré avec d’autres acteurs légitimes pour aborder ces questions là et pour qu’elles forment également nos équipes sur ces problématiques. Légitimes aussi dans le sens où ce sont des personnes qui vivent directement les injustices qu’elles combattent. Quelques exemples : Afroféminism in progress (sur les privilèges blancs et masculins), la Rainbow House, Genre Pluriels (sur les privilèges hétéro ci-genre), un collectif de gilet jaunes (privilège de classe), Mémoire Coloniale (lutte décoloniale et afrodescendance),Génération Climat (climat et justice sociale en convergence) et leRéseau Wallon de Lutte Contre la Pauvreté."