Entre le 19 avril et le 10 juillet 2018, alors qu’il s’était évadé de prison, Frank est accusé avoir menacé et harcelé son ex. Il avait alors tenté de reprendre contact avec la mère de ses enfants afin de voir ceux-ci. Il l’aurait menacée de l’égorger et de brûler sa maison. Le prévenu affirme qu’il n’est pas l’auteur de ces menaces par sms qu'il ne comprend pas et évoque une cabale qui aurait été montée contre lui par son ex et des amis à elle et qui se seraient fait passer pour lui. Si le ministère public lui fait remarquer que la carte prépayée a aussi appelé des amis à lui, il rétorque : "Quand je fais des choses, je les assume. On veut me faire payer mon passé dans le grand banditisme. Je n'ai par ailleurs jamais levé la main sur une femme et nous sommes en bons termes aujourd'hui, on se revoit lorsque j'ai des congés pénitentiaires."

Soulignant la vingtaine de condamnations déjà prononcées contre le prévenu, notamment pour des vols, du recel et des infractions à la loi sur les stupéfiants, le parquet requiert une peine de 15 mois de prison.

Le conseil du prévenu, met le dossier en parallèle avec une autre procédure en cours devant le tribunal de la famille pour évoquer une manipulation de la justice et plaide l’acquittement pour ce dernier, "rien dans le dossier ne permettant d’établir sa culpabilité".

Jugement le 20 septembre.