Le tribunal correctionnel a confirmé jeudi une peine de 14 ans de prison à l’encontre d’un prévenu qui faisait opposition à sa condamnation pour une évasion assortie d’une prise d’otage. Deux gardiennes ont notamment été fortement choquées, et conservent une incapacité permanente.

Le 9 octobre 2011, une violente évasion avait lieu à la prison d’Andenne. Le prévenu et plusieurs autres hommes ont pris en otage 4 gardiennes avant de prendre la fuite dans des véhicules qui les attendaient sur le parking de l’établissement pénitentiaire. Les fuyards ont été interceptés à la suite d’une dangereuse course-poursuite. Après 4 ans de détention préventive, le prévenu s’est volatilisé. Il a été condamné par défaut le 13 octobre 2016 à une peine de 14 ans de prison. Après avoir séjourné dans sa famille en Algérie, il a été interpellé à Paris le 27 novembre dernier suite à un contrôle.

Interrogé, le prévenu, déjà condamné à 20 ans de prison en 1995 pour une évasion violente, affirmait le 11 février ne pas être à l’origine des faits, il niait avoir menacé les otages de vouloir leur trancher la gorge ou avoir donné des coups à ceux-ci. "Je ne conteste pas. C'était il y a 10 ans déjà. Je pettais les plombs à ce moment-là, mais ce n'est pas moi qui ai organisé cela." Ce jour-là, les faits se sont déroulés vers 10h30. Une panne des caméras de surveillance, d'un tourniquet et du système d'enregistrement est mystérieusement survenue. Une bagarre a éclaté. "La bagarre n'était pas censée être une diversion. Je me suis emparé d'une personne. C'est un hasard si des gardiennes étaient là à ce moment et nous sommes partis avec deux d'entre-elles." Une course-poursuite s'engage alors, ce qui vaut une prévention d'entrave méchante à la circulation au prévenu : le véhicule a forcé un barrage de police et zigzagait dangereusement sur la route. C'est suite à une sortie de route que les fuyards ont été interpellés.