Les œuvres seront mieux protégées jusqu’à la fin de l’expo Rops-Fabre.

Installées depuis le début l’année à divers endroits de la citadelle ou dans le centre-ville de Namur, les statues de l’artiste Jan Fabre ont attiré un nombreux public.

“À commencer par la tortue géante qui est visible du Grognon”, confie Sophie Laurent, attachée scientifique au Musée Félicien Rops. “Cette œuvre a subi quelques dégradations comme des griffes. Ce ne sont pas des dégradations volontaires, mais beaucoup de personnes montent dessus pour prendre une photo malgré les indications l’interdisant. La statue représentant un homme qui donne le feu, située dans les jardins du maïeur, a aussi été griffée par endroits.”

La plus grosse dégradation concerne Le Mesureur de nuage. Cette statue implantée à la citadelle a en effet été gravée d’une lettre W. “Il s’agit donc ici d’une dégradation volontaire. C’est regrettable.”

Si Sophie Laurent estime que les dégradations auraient encore pu être plus nombreuses vu le nombre important de visiteurs, cela risque d’engendrer quelques frais de restauration au terme de l’exposition prévue fin août. “On sera soulagé quand elles seront toutes reparties entières”, avoue-t-elle. “Toutes les statues sont assurées. L’assureur a d’ailleurs dernièrement demandé qu’on prenne des mesures encore plus drastiques pour les protéger car c’est lui qui devra prendre les coûts de réparation ou de restauration en charge. Il y aura donc un devis de remise en état qui sera fait. Qu’il soit malencontreux ou volontaire, chaque geste peut engendrer des frais et le public n’en est pas toujours conscient.”

En attendant, l’exposition Rops-Fabre se poursuivra donc jusqu’au 30 août. “Impossible de prolonger, c’est déjà exceptionnel de pouvoir garder certaines œuvres plus de 5 mois. Le bilan est déjà très bon. Fin juillet, on était à 30.000 entrées en cumulant celles à la maison de la culture et celles au musée Félicien Rops. Pour les statues en extérieur, impossible de chiffrer mais les retombées comme dans l’Horeca semblent bien réelles. GAU Namur mènera une enquête durant le mois d’août et on pourrait avoir des chiffres plus précis.”