Une dizaine de prévenus avaient été entendus fin janvier au sujet de l'export de 23 kilos de cannabis via des opérations de type go fast. Les quatre livraisons, qui ont eu lieu entre le 1er juillet 2020 et le 12 décembre 2020, auraient impliqué des Namurois, des Strasbourgeois, des Bruxellois et des habitants de Louvain-la-Neuve. Le cannabis découlant de ces livraisons était destiné à la revente en Belgique.

Les trois dirigeants de ce qui est considéré comme une association de malfaiteurs niaient l'existence de celle-ci et reconnaissaient juste avoir été impliqués dans un go fast qui a eu lieu le 7 décembre 2020. Parmi les autres prévenus, certains reconnaissaient avoir véhiculé des amis, prêté un véhicule, avoir acheminé 10.000 euros à Eindhoven ou avoir aidé à acheter un véhicule à Lille, mais tous précisaient qu'ils ne savaient pas qu'ils étaient impliqués dans un trafic international de drogue.

Celui qui était présenté comme le dirigeant de l’association de malfaiteurs écope d’une peine de 5 ans de prison assortie d’un sursis de 5 ans pour ce qui excède la détention préventive déjà effectuée. Un second prévenu, en état de récidive spéciale écope d’une peine de 4 ans de prison et un troisième de 40 mois. Une peine de 3 ans assortie d’un sursis de 4 ans pour ce qui excède la détention préventive effectuée a été prononcée. Des enquêtes sociales relatives à la faisabilité d’une peine de travail ont été ordonnées pour les autres prévenus.