Ce professionnel de la construction n’en est pas à sa première faillite. Selon le parquet de Namur, il s’agit déjà de la 3 ou 4e. Lancée en 2015, sa société a déposé le bilan 20 mois plus tard. En tant que gérant, il est poursuivi pour abus de bien sociaux pour la période précédent la faillite et détournement d’actifs pour l’après faillite.

Selon la partie civile, le capital de départ injecté était insuffisant. Toujours selon elle, le gérant se serait officieusement largement rémunéré : 68.300€. "Cela n’est pas justifié." Elle a également pointé des versements effectués à des personnes "non identifiées et non identifiables" pour un montant de 9.000€. "Et ce chaque 10 du mois." Autres griefs : 10.080€ dépensés avec la Visa de la société sans pièce justificative et des dépenses pour des voyages mises dans la comptabilité, toujours sans justificatif. "Le lendemain de la faillite, 6.500€ ont été retirés. Il y a aussi eu de l’outillage donné à des ouvriers en compensation salariale." Les créances de la société s’élèvent pat ailleurs à 313.000€. La partie civile a demandé que le prévenu les assume tandis que le parquet a requis 10 mois de prison, 104.000€ de confiscation et une interdiction professionnelle.

La défense, elle, a proposé une transaction de 25.000€. "Prononcer une interdiction professionnelle ? Il n’aura de toute façon plus jamais la confiance des banques et des fournisseurs. Monsieur est insolvable. Confisquer des sommes importantes ne sert à rien. Pour les créanciers, mieux vaut accepter 25.000€ que de ne rien avoir." Jugement le 28 janvier.