C’est en état de récidive qu’un habitant de la région couvinoise né en 1969 a comparu ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel pour des attentats à la pudeur commis entre 2014 et 2016. Les victimes sont ses nièces. Elles étaient âgées de 5 et 6 ans. Il leur faisait des bisous sur la bouche et faisait des mouvements avec son bassin lorsqu’il les prenait sur ses genoux. C’est un peu par hasard qu’elles se sont confiées. La maman des deux jeunes filles, belle-sœur du prévenu, s’est rendue chez lui car elle avait un souci pour aller rechercher les enfants à l’école le lendemain. En quittant les lieux, son beau-frère lui a fait un bisou proche de la bouche. "Dans la voiture, l’une des jeunes filles a dit à sa mère qu’elle n’aimait pas quand son parrain lui faisait ça", a précisé le parquet de Namur.

"Je ne conteste pas, mais je ne reconnais pas tout", a expliqué le Couvinois qui ne veut pas parler de faits de mœurs. "C’était un débordement affectif. Il n’y avait rien de sexuel, aucune arrière-pensée derrière ce que je faisais." "Faites-vous cela avec vos filles ?", a questionné le président. "Non", a répondu l’intéressé.

Élément inquiétant supplémentaire et qui risque de peser lourd dans la balance, le prévenu a été condamné en 2013 par la Cour d’Appel de Liège pour des faits strictement identiques commis à l’égard de deux autres enfants. Cette juridiction avait estimé que cela ne relevait pas du débordement affectif mais bien d’une déviance sexuelle. Elle lui avait accordé une suspension probatoire du prononcé. Mais le Couvinois a recommencé durant sa période de mise à l’épreuve et alors qu’il avait des conditions à respecter. "Et vous avancez la même défense qu’à l’époque. Encore aujourd’hui, vous ne comprenez donc pas. Que va-t-il se passer dans deux ans ?", a ajouté le président.

Le parquet de Namur a requis une peine de 40 mois de prison ferme. "Le PV initial a été dressé dans le milieu militaire (Ndlr : profession du prévenu) car il y avait des rumeurs selon lesquelles le prévenu avait commis des attouchements sur ses nièces." Jugement le 2 juin.