En 2020, trois compagnies de théâtre itinérant devaient fêter leur anniversaire : les Baladins du Miroir (40 ans), les Bonimenteurs (20 ans) et arTpenteurs. Les festivités ont forcément été reportées mais ce n’est que partie remise. Le Comité Animation Citadelle va organiser du 2 au 7 août une grande fête autour du théâtre forain. Trois mille personnes sont attendues lors de cet événement artistique. Il y aura des activités payantes, des animations gratuites et deux chapiteaux seront implantés dans un village temporaire. "Depuis plusieurs années, la Citadelle s’est métamorphosée, elle est sexy et on a hâte d’y jouer", confie Gaspar Leclère, le directeur artistique des Baladins. "On présentera notre nouvelle création "Désir, Terre et Sang, d’après Frédérico Garcia Lorca, un drame moderne au cour de la musique, du corps et des passions humaines. Un spectacle de 2h30 joué par 17 musiciens et comédiens." 

La jauge sera a minima à 120 alors que le chapiteau de l’Esplanade peut normalement accueillir 350 personnes. Sur la prairie supérieure, arTpenteurs proposera un conte futuriste théâtral et musical venu de Suisse. "Ces spectacles ont un coût (ndlr : 23 euros et 10 euros pour demandeurs d’emploi et les moins de 18 ans) mais après un an et demi de chômage forcé, on doit assurer nos arrières." Les Bonimenteurs participeront aussi à la fête avec "les lecteurs publics" et "la pêche aux histoires". Le prix pour ces spectacles, les cabinets de curiosité, les autres jeux et animations restera libre, chacun participant à hauteur de ses moyens. "On clôturera cette semaine le samedi avec Pic Nic, une après-midi musicale. Le public est invité à venir avec son propre repas mais des paniers garnis seront aussi disponibles." Tout doit se faire sur réservation (citadelle.namur.be) à partir du 16 juin. 

À noter que les Baladins font l’objet d’un documentaire de Bernard Gillain qui a suivi la compagnie pendant trois ans. Il devrait être diffusé au Caméo le 29 juillet. Enfin, le CAC proposera le 1er août une visite inédite à la découverte des 1400 graffitis de la Citadelle.

Grégory Piérard