Bonjo, un jeune américan staff, a été tué par une patrouille de police lundi dernier à Rosée. Il s'était montré menaçant envers les policiers.

Les faits se sont produits lundi dernier, peu avant 20h. Sa propriétaire, Marie-Paule, qui est en fait sont adoptante, venait de le laisser se dégourdir les pattes dans sa propriété clôturée. Soudain, elle entend un coup de feu. Elle accourt dehors et constate que son brave Bonjo, qui s'était faufilé sous la clôture voisine, s'était attaqué aux moutons, et que c'était vers lui qu'était dirigé le coup de feu ! Il a été tué sur le coup. Elle s'indigne et ne comprend pas l'action des policiers. Elle était présente à ce moment-là pourtant …

C'est une équipe de la Police Hermeton et Heure, en rentrant d'une mission d'appui à leurs collègues de Flowal, qui avait remarqué que le chien avait déjà attaqué 2 moutons et en tenait un troisième dans sa gueule. Les policiers ont bien tenté d'interpeler l'animal pour lui faire lâcher sa proie, mais le chien s'est montré agressif en grognant et en se dirigeant vers les forces de l'ordre. Bien qu'il y ait une clôture entre eux et le chien, mais haute de seulement 1,20 environ, les policiers ont estimé qu'ils étaient en danger et l'un d'eux a fait usage de son arme de service.

Sur la toile les réactions s'enflamment et une pétition est lancée : "Justice pour Bonjo". Hier soir, elle récoltait déjà plus de 2.600 signataires. Les réactions ne sont pas tendres envers les forces de l'ordre : "On est se sent très courageux avec un flingue dans la main...surtout pour abattre un chien inoffensif et sans défense", "C'est inadmissible mais pour qui se prennent ils ces policiers ??? Ils auraient pu blesser n'importe qui et ont tué ce pauvre chien qui n'a rien fait !" ! Evidemment, la pétition ne donne pas tous éclairages nécessaires de cet événement pour comprendre la réaction des policiers. 

"Bien sûr, on espère ne pas en arriver là", explique Stéphane Leroux à la police de la zone FloWal, "les policiers se sont retrouvés dans une situation que l'on peut qualifier "d'état de nécessité". ( péril imminent et grave, le chien attaquant ou adoptant un comportement agressif envers les policiers) et n'ont eu d'autres choix que de mettre à mal le chien dangereux."

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