Namur

La belgo-congolaire de 41 ans suspectée de trafic d'êtres humains attend le procès sous surveillance électronique

L'enquête judiciaire sur la fraude à l'adoption d'enfants provenant de République démocratique du Congo (RDC) par une quinzaine de couples belges. Sept fonctionnaires de la Communauté française sont cités à comparaître par le parquet fédéral dans le cadre de la vaste affaire de fraude à l'adoption d'enfants congolais, rapporte samedi Het Nieuwsblad.

Les sept personnes concernées ont récemment reçu un courrier du parquet fédéral qui présume leur implication dans ce dossier de fraude. Il leur est reproché d'avoir fermé les yeux sur des manipulations frauduleuses de date de naissance et de photos d'enfants qui en outre n'étaient pas du tout orphelins.

Cinq enfants auraient été enlevés et présentés en tant qu'orphelins à des parents belges. Au moins trois de ces enfants (aujourd'hui âgés de 7 et 8 ans) ont reçu après leur kidnapping un nouveau nom et une nouvelle date de naissance.

Les sept suspects comparaîtront prochainement devant la chambre du conseil qui décidera d'un éventuel renvoi en correctionnelle. Ils seront accompagnés de Julienne Mpemba, la figure principale dans le dossier. Cette Belgo-Congolaise de 41 ans provenant de Namur entretenait des contacts jusqu'aux plus hauts niveaux politiques en RDC et en Communauté française. Elle est suspectée de trafic d'êtres humains.

Dans d'anciennes interviews, elle a notamment déclaré qu'elle avait "fourni un nouvel avenir à une quinzaine d'enfants". Le parquet fédéral la soupçonne de trafic d'êtres humains. Après avoir été privée de liberté pendant plusieurs mois, elle se trouve en liberté sous surveillance électronique en attendant son procès.