"Un fraudeur aux multiples compétences", c'est ainsi que l'auditorat du travail décrivit lors de l'audience du 9 septembre Giuseppe P, le tenancier d'une pizzeria d'Andenne. Alors que celui-ci était en incapacité de travail entre 2014 et 2018, et touchait des allocations à ce titre, il a cependant continué à travailler, parvenant même à faire fructifier les affaires de son entreprise.

Selon l'enquête menée par l'Inami, sa présence dans l'établissement était constante, que ce soit pour gérer et évaluer le personnel, faire signer des contrats, préparer les horaires, accueillir ou servir les clients, travailler en cuisine, ...Le prévenu aurait touché 66.399 euros d'allocations auxquelles il n'avait pas droit. En plus de ces préventions de fraude à la sécurité sociale, auxquelles s'ajoutent des retards de cotisations pour une dizaine de milliers d'euros, en 2018, plusieurs de ses travailleurs ont été contrôlés en défaut de dimona.

Le tribunal correctionnel de Namur a condamné mercredi le patron de la pizzeria à une peine de prison de 12 mois et à une amende de 12.000 euros pour fraude à la sécurité sociale et non-déclaration de dimona.La peine de prison est assortie d’un sursis de 5 ans. L’Andennais devra restituer 66.399 euros indûment perçus.