Namur

Toutes les mesures de précaution ont été prises, selon le directeur médical qui dément toute négligence

Cinq nouveaux cas de gale ont été détectés mercredi au Centre hospitalier régional (CHR) Val de Sambre à Auvelais, a indiqué sa direction qui précise que seul le département gériatrie est concerné et que toutes les mesures de précaution ont été prises.

Certains membres du personnel avaient dénoncé le manque de réactivité de l'hopital il y a plusieurs semaines devant le cas de gale d'un patient venant de l'extérieur. "C’est un diagnostic qui prend beaucoup de temps. L’origine de la gale ne vient pas de chez nous. Ce n’est pas une gale commune car elle est très contagieuse. On peut l’attraper en étant en contact 15 minutes avec une surface où se trouve le parasite. C’est la première fois que nous faisons face à une crise pareille, mais c’est une maladie sociétale. Il y a de nombreux cas chez les personnes âgées, pas uniquement chez nous, et notamment dans les homes. Pour le moment la situation est sous contrôle", explique Paul Janssens, directeur médical du CHR Val de Sambre en réponse à nos conrères de Sud Presse qui ont révélé l'épidémie et évoqué une négligence dans sa gestion.

C'est un patient âgé venu d'une maison de repos qui en serait à l'origine. "Nous avons admis cette personne pour d'autres raisons fin juin sans savoir qu'elle avait la gale", précise le directeur médical. "Entretemps, le parasite a eu le temps de s'installer et de contaminer d'autres personnes." Le 19 juillet, le verdict est tombé: sept patients et deux infirmières du service gériatrie avaient contracté la maladie.

"Cette gale dite norvégienne est très contagieuse. Un simple contact prolongé avec une personne ou un objet contaminé suffit à sa transmission et les lésions causées à la peau sont très impressionnantes", a commenté le docteur Janssens. "Une fois les malades diagnostiqués, nous avons donc mis le département en quarantaine pendant sept jours. Nous avons aussi donné un traitement préventif aux 40 patients et 80 membres du personnel concernés, tout en décontaminant l'environnement. En outre, nous avons également contacté la maison de repos d'où provenait la personne qui aurait déclenché l'épidémie pour la mettre en alerte, ainsi que tous les médecins généralistes de la région."

Tout semblait donc être rentré dans l'ordre vendredi dernier, plus aucun cas n'ayant été décelé. Mais le parasite, très féroce, s'est à nouveau manifesté mercredi quand cinq nouveaux cas ont été diagnostiqués, dont des personnes qui avaient déjà été infectées. Dans la foulée, il a donc été décidé de rétablir les procédures de précaution établies avec la Région wallonne, tout en amplifiant la période de mise en quarantaine du département gériatrie, qui durera jusqu'au 18 août.

"Nous espérons en venir à bout et nous faisons tout pour, comme c'est le cas depuis les premiers cas depuis le début de l'épidémie", a encore tenu à rassurer le directeur médical de l'établissement. "Tout le reste de l'hôpital reste par ailleurs opérationnel et il n'y a aucun danger", a-t-il ajouté.