C’est ce mercredi soir que le rapport 2020, rédigé par la CLE (Commission Locale de l’Energie, qui fonctionne au sein du CPAS) a été mis sur la table lors du conseil communal. Il met malheureusement en évidence un phénomène de précarité et de pauvreté qui semble s’accroitre à Gembloux. 

« Si l’activité de la CLE a été réduite en 2020, car les réunions en présentiel n’ont pu se tenir, réjouissons-nous des mesures mises en place par le Gouvernement wallon pour simplifier l’accès aux aides diverses. Pourquoi ne pas aussi espérer que ces mesures perdurent une fois la crise passée, je crois que ça faciliterait la vie de pas mal de gens, y compris celle des agents du CPAS. Mais ce qui me tracasse…c’est ce rapport qui fait état de 1.029 clients protégés. On parle ici des ménages en difficulté pour payer leurs factures. C’est énorme ! Avec 26.000 habitants, cela représente environ 10% des ménages qui sont concernés. Je ne peux donc qu’inciter les agents du CPAS à reprendre dès que possible les visites à domicile, non pas pour contrôler plus les gens, mais pour permettre une meilleure appréhension des problèmes vécus par ces ménages en difficulté et une meilleure anticipation des situations critiques », souligne le conseiller Philippe Grevisse (Ecolo). 

On apprend aussi que la ville compte, outre ces 1.029 ménages, 206 familles qui possèdent un compteur à budget pour l’électricité et 60 autres un compteur à budget pour le gaz. Un chiffre qui est quand même en diminution par rapport à 2019 (280). Et entre le 10 avril 2020 et le 15 janvier 2021 : 3.393 colis ont été livrés à environ 200 ménages, dont 45 % des familles n’étaient pas aidées avant la crise sanitaire. Les revenus d’intégration sociale (RIS) ont aussi augmenté de 30,6 % en un an. « Par ailleurs, nous suivions 535 dossiers en mars 2020 et nous étions à 617 en janvier 2021. Il s'agit des dossiers suivis régulièrement et pas uniquement pour une aide ponctuelle », précise-t-on du côté du CPAS. Le conseiller Andy Rogge (Bailly) est conscient de cette réalité du terrain et ajoute que « les chiffres actuels sont difficilement comparables aux années précédentes, étant donné les différentes mesures mises en place dans le cadre de la pandémie depuis le mois de mars 2020. En effet, celles-ci ont permis un accès plus facile à une protection au niveau de l'accès à l'énergie pour un public fragilisé par une perte de revenu liée à la situation COVID.»