Le tenancier de ce restaurant de Gembloux avait décidé de se défendre seul devant le tribunal ce mercredi. Il a pu se demander si sa tactique était la bonne lorsque le représentant de l’auditorat du travail a requis à son encontre une amende de 24.000 euros, … la peine minimale.

Absence de dimona, de comptes individuels, de règlement de travail, non paiement de rémunération et non-délivrance d’écochèques lui étaient reprochés. "Je ne savais pas qu’ils étaient obligatoires", confie le prévenu au sujet de ces derniers. Les comptes individuels ont pour leur part été réglés, "à posteriori".

L’affaire a débuté avec la plainte d’un travailleur à temps partiel qui a été licencié et à qui l’entièreté des rémunérations et des indemnités n’ont pas été versées. Celle-ci a permis de mettre en évidence l’absence de nombreux documents, notamment de fiches de paies.

Lors d’un contrôle réalisé par l’inspection des lois sociales en novembre 2019, il est apparu que les déclarations de dimona (déclarations immédiates) n’avaient pas été réalisées pour 5 travailleurs. Le patron s’est alors éclipsé discrètement pour remplir en ligne les documents, en plein contrôle. Le prévenu se trouve dans les conditions pour bénéficier du sursis, il sera fixé sur son sort le 9 février prochain.