Menaces, harcèlement, coups,… Alain, né en 1999, a commis ces faits sur sa petite amie, née en 2022, en 2019 et 2020. "On s’aimait beaucoup mais c’était une relation très toxique", expliquait-il à l’audience du 25 octobre.

La vie du jeune couple était faite de disputes, de séparations et de réconciliations. En septembre 2019, Alain aurait donné un coup de poing au visage de sa compagne. "Juste une gifle", selon lui. Le coup aurait été suivi de coups de ceinture sur les bras.

Pour le substitut Mascart, le prévenu avait une réelle emprise sur la victime, doublée d’une jalousie exacerbée. "Elle a été enfermée dans la chambre, insultée, elle ne voulait pas parler car elle était sous emprise. Sa famille s’est inquiétée, mais également les voisins qui, entendant des cris, le 3 décembre 2020, ont appelé la police. Elle était en pleurs et a déclaré que le prévenu, qui avait un couteau de cuisine en main à l’arrivée des policiers, l’avait giflée avant de s’asseoir sur elle et de lui cracher dessus."

Ce lundi matin, le tribunal a accordé au prévenu une suspension probatoire du prononcé.