Namur Gilles Mouyard devrait être le prochain président des hôpitaux publics namurois. Rencontre.

Vous avez déposé avec votre candidature à la présidence de l’APP une feuille de route présentant vos objectifs. Dans celle-ci, vous évoquez la nécessité de viabiliser la fusion entre le site Sambre et le site Meuse.

"Nous avons deux hôpitaux publics et il faut conserver leurs spécificités. Pas question de favoriser un siège par rapport à l’autre. Il y a beaucoup de travail à faire. Actuellement une bonne collaboration existe au niveau médical mais il faut l’intensifier. Du côté administratif, nous devons créer des fonctions transversales (directeur général, directeur financier, directeur des Ressources humaines) mais il faut également continuer à compléter l’organigramme et uniformiser les process entre les sites. Par ailleurs, un nouveau directeur général doit être désigné sous peu, la procédure est en cours. Je suis impatient de le connaître et d’établir une collaboration avec lui. Avec évidemment un rôle bien défini pour chacun : lui pour tout ce qui est exécutif, moi pour la définition avec le CA des lignes générales et l’animation des différentes instances internes, sans immixtion dans la gestion journalière."

Vous évoquez également le bien-être au travail. Une influence des manifestations des blouses blanches ?

"Je n’ai pas attendu ces manifestations pour me rendre compte à quel point le travail de certains peut être lourd. Nous devons tout mettre en œuvre pour créer de bonnes conditions de travail, tant au niveau financier qu’au niveau du bien-être. Pour cela, il faut une concertation qui se passe dans les organes officiels mais il faut aussi la favoriser au-delà de ceux-ci. La concertation, c’est vraiment le maître-mot pour moi. Je veux aussi une attention particulière au statut du personnel soignant, un respect des gens, une lutte contre l’absentéisme. J’ai vraiment envie que les travailleurs de nos sites aient la banane pour venir travailler !"

Mais pour que les travailleurs bénéficient de bonnes conditions financières, il faut des sous…

"Effectivement. On en discute pour le moment au Parlement fédéral. Mais si on ne dégage pas de fonds pour une revalorisation barémique, ça va être compliqué pour nous."

Une concertation avec les médecins aussi…

"Oui. Là aussi, des structures existent. Mais la concertation doit être permanente. Nous ne sommes pas d’accord sur tout mais il faut tout mettre à plat pour avancer, créer un modèle plus collaboratif."

Patrick Lefèbvre