C’est l’ambition de l’échevin de la propreté publique qui espère rempiler dans le job

Les Fêtes de Wallonie, c’est 100 tonnes de déchets ramassés entre le vendredi et le mardi matin par une équipe de choc qui œuvre dès l’aube pour faire briller Namur comme un sou neuf. Même s’il faut 15 jours après les Wallos pour que la ville retrouve son allure habituelle, les ouvriers communaux arrivent à un résultat bluffant chaque matin.

Même si Namur assure côté propreté publique, elle pourrait encore faire de gros progrès côté environnement. Ça tombe bien : les deux matières sont gérées par le même échevin, Bernard Guillitte. Lequel rêve d’imposer les gobelets recyclables aux fêtes de Wallonie à l’horizon 2020.

"Il y a des tentatives opérées par certains quartiers comme les Ponts Spalaux qui proposent des toilettes sèches et des gobelets recyclables", reconnaît-il. Mais pour l’instant, il n’est pas encore possible de généraliser cette pratique selon lui.

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"Nous avons interrogé quelques entreprises : est-il possible que les fêtes de Wallonie, avec leurs 200.000 ou 250.000 visiteurs, utilisent uniquement des gobelets recyclables ? On a vu leurs yeux briller à cette idée. Mais il faudra encore un peu de temps pour que ce soit possible au niveau logistique."

Car il faut non seulement fournir les gobelets en suffisance, mais assurer le remplacement des usagés par des propres chaque jour, dans chaque bar du comité central de Wallonie, auprès de chaque opérateur horeca, qu’il vende de la bière ou des pékets…

Cela demande une préparation énorme. "Je ne pense pas que ce soit possible en 2019, pour les prochaines Wallos. Mais j’ai bon espoir que l’on puisse ajouter les gobelets recyclables au cahier des charges des fêtes de Wallonie 2020", avoue Bernard Guillitte.

Ce sera au prochain échevin à poursuivre son projet. "J’espère que quelqu’un prendra la relève en ce sens. Peut-être moi, car j’espère me succéder à l’environnement et à la propreté."

Cela permettrait une sacrée économie à la ville. Pour l’instant, la tonne de déchet est acheminée par bateau en province de Liège pour y être traitée ou incinérée. Et c’est le citoyen namurois qui paie la facture…