Greg Mazy, 43 ans et bien connu dans le monde du foot namurois, ne prenait pas l'épidémie du Covid-19 à la légère.

Malgré une bonne santé et toutes les précautions prises, l'entraîneur des gardiens du Condruzien (P1 Namur) a été contaminé par le Coronavirus. Depuis deux semaines, le quadragénaire en bave mais voit, enfin, le bout du tunnel. « Comme tout le monde, j'écoutais les infos mais sans me dire que j'allais l'attraper. On prenait quand même les dispositions nécessaires à la maison avec en se lavant bien les mains avec du gel et on ne sortait pas. Mais malheureusement, le virus s’est quand même invité dans mon corps et je peux dire que c'est beaucoup plus dangereux et douloureux qu'une simple grippe. »

Les premiers symptômes remontent à deux semaines pour Greg Mazy, originaire de Leuze (Eghezée). J'ai commencé à avoir des gros maux de tête et une toux très sèche. J'ai pris du paracétamol pour soulager et je suis allé travailler le lundi. Mais mardi matin au réveil, impossible de me lever. Ma tête allait exploser, ma toux était plus grasse et ma poitrine était oppressée. Je n'avais plus la moindre force. »

Deux fois aux urgences

Sur décision de son médecin, Greg Mazy a été écarté de son travail pour sept jours. Mais son état s'est dégradé au fil des jours : souffle de plus en plus court et une température corporelle jusqu'à 39,5°. « Le 20 mars, je suis allé aux urgences du CHR de Namur. D'après le diagnostic des médecins, je n'avais pas assez de symptômes pour qu'on puisse me faire le test par frottis. Quelques heures plus tard, j'étais chez moi malgré mon état. J'ai laissé passer le week-end mais le lundi, j'étais à bout. Je ne savais plus parler, plus manger et la fièvre ne tombait plus. Je suis retourné aux urgences où on m'a fait le test directement ainsi qu'une radio et un scanner. On m'a de suite mis sous oxygène. Deux heures plus tard, j'étais bel et bien positif au Covid-19. »

Depuis, Greg Mazy est sous traitement. « J'ai reçu le fameux Plaquenil 200mg pendant dix jours. Depuis samedi, je n'ai plus de fièvre. J'ai pu rentrer chez moi où je suis confiné pour encore sept jours à l'écart de ma famille tout en surveillant ma température deux fois par jour. Je dois juste prendre des antidouleurs si je me sens moins bien et me reposer un max. » 

Au delà de la douleur physique, l'aspect mental dans ce genre d'épreuve est très difficile à vivre. « J'ai quatre enfants dont trois que je n'ai plus vus depuis plus de deux semaines, ils sont chez leur maman. Le moral n'est pas toujours au top mais mes amis et ma famille sont non-stop sur mon dos et ça c'est une richesse incroyable. »

D'ici la fin de la semaine prochaine, le Leuzois devrait retrouver son énergie et être sorti de tout ça. En attendant, il veut faire passer un message. « Ça veut dire un mois complet pour en sortir. Je dois refaire un scanner de contrôle dans une dizaine de jours. Personne n'est à l'abri. Ce virus peut attaquer n'importe qui et a n'importe quel âge. »