La grève est une nouvelle fois dirigée contre la manière dont le ministre de la Justice veut instaurer un service minimum dans les prisons.

Les prisons de Saint-Gilles et Berkendael en région bruxelloises étaient particulièrement affectées par le mouvement de grogne avec respectivement 28,21 pc et 35,71 pc des effectifs présents.

Au sud du pays, les prisons de Nivelles et de Tournai recensaient 38,10 pc et 39,13 pc de gardiens présents. Ils étaient moins de la moitié (47,06 pc) à avoir pris leur service à Ittre, Jamioulx et Saint-Hubert alors qu'un gardien sur deux (50 pc) était présent à Arlon. Ce chiffre atteignait 58,62 pc à Leuze-en-Hainaut et 65,22 pc à Lantin.

Plus de 3/4 des gardiens étaient, en revanche, présents à Namur et Marneffe (78,57 pc), toujours selon l'administration pénitentiaire. La prison de Namur, même si elle est vétuste et surpeuplée (en cours de rénovation), garde une ambiance très familiale malgré le fait qu'elle est aussi une maison d'arrêt. Ce qui explique peut-être que la grève y soit moins suivie.

Prévue pour 140 personnes, elle abrite plus de 200 hommes. En réalité, il y a deux types de prisonniers. 50 % sont des prévenus : arrêtés et détenus préventivement, ils attendent leur jugement. L’autre moitié des détenus sont des condamnés : jugés, ils effectuent la peine de plus de trois années à laquelle ils ont été condamnés. À Namur existent des cours de français langue étrangère, d’alphabétisation, d’informatique etc. organisés par l’Atelier d’éducation pour personnes incarcérées (en bref ADEPPI) ou d’autres organismes de formation.

En Flandre, près de 42 pc des gardiens avaient pris leur service vendredi matin dans les prisons du nord du pays où la volonté de faire grève ne faiblit pas alors que le mouvement en est à sa quatrième semaine consécutive, soulignait Gino Hoppe, de la CGSP flamande.

La grève est une nouvelle fois dirigée contre la manière dont le ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V), veut instaurer un service minimum dans les prisons. Après l'échec des négociations avec le ministre, les syndicats ont décidé, fin janvier, de se croiser les bras chaque vendredi pendant 24 heures. Une nouvelle rencontre avec Koen Geens est prévue lundi à 16h00, a encore indiqué Gino Hoppe.