Deux ingénieurs montois ont présenté jeudi un prototype d'extension de main dans le cadre d'un concours organisé par le Fablab du Trakk, le hub créatif namurois, pour répondre de manière ingénieuse à la lutte contre le coronavirus.

 Le "CoronHack", nom donné au concours, consistait en un hackathon de sept jours pour créer une extension de main avec les objets du quotidien. Les deux ingénieurs montois, Lola Brousmiche et Florian Deschamps, ont dénommé leur invention le "pinseau", contraction de pince et ciseau. Concrètement, cet objet a pour but de manipuler les marchandises que l'on peut trouver dans les rayons du supermarché sans les toucher ni les contaminer. Avec un à chaque main, son usage peut aussi être de déplacer un caddie sans contact. Par ailleurs, la pince est munie d'un crochet amovible qui permet d'ouvrir les portes. Une pointe permet enfin de presser des boutons.

"Notre prototype a été construit à partir d'une pince de barbecue dont l'extrémité a été sciée pour être attachée à une paire de ciseau", ont expliqué les inventeurs. "Les deux parties s'emboitent grâce à deux pièces imprimées en 3D qui viennent se glisser sur les lames du ciseaux et épousent la forme de la pince. L'une de ces pièces est munie du crochet 'open-door' ainsi que d'une pointe. Un morceau de caoutchouc a été collé sur les pinces pour augmenter leur adhérence."

A l'unité, le coût de fabrication de l'ustensile serait d'environ cinq euros. "Mais c'est un projet qu'on a fait en une semaine, comme le voulait le concours. Il faudrait encore pousser la réflexion pour arriver à un produit fini", a conclu Lola Brousmiche.