Namur Un élève de 13 ans dit être la cible de deux de ses condisciples.

C’est un véritable calvaire que dit vivre Jordan (prénom d’emprunt), 13 ans, depuis la rentrée scolaire. Depuis plusieurs semaines, ce jeune garçon qui étudie dans une école de l’arrondissement de Philippeville dit être harcelé par deux de ses condisciples. "Ce sont deux jeunes assez copains. L’un d’eux était déjà là l’an dernier mais pas dans la même classe. Le second est arrivé cette année et semble, visiblement, avoir été renvoyé de sa précédente école", explique sa maman.

Le harcèlement a débuté par des insultes puis s’est caractérisé par des bousculades. "Un jour, il est sorti de son cours de menuiserie et ils l’ont poussé contre des casiers. Il a voulu se relever mais retombait à chaque fois au sol. Il a vu des étoiles ce jour-là. Il y avait un cercle formé autour de lui, les autres rigolaient", poursuit la maman, inquiète. Les faits ne s’arrêteraient toutefois pas là et auraient même été jusqu’au racket. "Ils lui ont mis des baffes au visage et l’ont poussé dans les escaliers. Ils lui ont demandé de l’argent : 1,50€ pour arrêter. Mon fils est quelqu’un de très gentil qui ne répond pas à ce genre de chose."

C’est lors d’une banale conversation avec sa mère que la jeune victime a expliqué ce dont il était victime. "Il a manqué un jour d’école pour se rendre chez l’orthodontiste et, dans la voiture, il m’a dit qu’il était content de ne pas aller à l’école sinon il se serait pris une raclée. Il a alors tout déballé. Dès qu’on a appris ça, mon mari a contacté la directrice de l’établissement scolaire. Le lendemain, les intéressés ont eu trois jours de renvoi et, parallèlement à ça, on a déposé plainte auprès de la police. Récemment, ils ont encore eu cinq jours de renvoi."

Ce vendredi, Jordan ne s’est pas rendu à l’école. "Il avait trop peur et me disait qu’il serait mieux s’il se suicidait. Qu’il ne subirait plus les coups et que moi je serais plus tranquille." Plus tard en journée, la direction de l’établissement a reçu l’un des deux harceleurs en compagnie de Jordan et de sa maman. "Il lui a présenté ses excuses devant moi. Le second était à domicile pour purger un jour de renvoi. Mon fils est retourné à l’école ce lundi, on verra si cela a porté ses fruits", nous expliquait-elle hier .

Contactée, la directrice de l’établissement scolaire indique que tout est mis en œuvre dans le cadre de cette affaire. "Ce que l’enfant répète à ses parents n’est par ailleurs pas toujours juste non plus", a-t-elle précisé sans faire davantage de commentaires.