Marc (prénom d’emprunt), comparaissait le 3 juin devant le tribunal correctionnel de Namur pour répondre de menaces verbales et écrites et de faits de harcèlement sur deux avocates. Aujourd’hui, il doit se tenir à un kilomètre du domicile et du cabinet de l’une d’elles.

Le substitut Seminara réclamait une peine de 3 ans assortie d’un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive effectuée. « Cela a été l’escalade. Le prévenu avait un focus obsessionnel sur ces deux avocates qu’il tient pour responsables du refus de ses demandes pour rester sur le territoire belge. Cela a été très loin, et les victimes ont eu peur pour leur vie et leur intégrité physique. »

L’avocate du prévenu plaidait la suspension probatoire du prononcé et explique : « Il s’agit d’un intellectuel originaire du Mali qui était actif dans l’aide au développement. Il avait rencontré une belge mais lors de la fin de leur cohabitation légale, sa demande de régularisation a été rejetée, il est devenu SDF et il en a beaucoup voulu aux deux avocates , considérant qu’elles avaient commis des erreurs. Il voulait à tout prix récupérer son dossier. Les attentes interminables du côté de l’office des étrangers n’ont pas arrangé les choses. »

Le jugement est intervenu ce jeudi : le préven bénéficie de la suspension du prononcé de la condamnation pour une durée de 3 ans.