La vie entre voisins n’est parfois pas facile. C’est le cas dans un immeuble à appartements de Jemeppe-sur-Sambre, où l’ambiance est particulièrement tendue depuis plusieurs années. Ce lundi devant le tribunal correctionnel, une prévenue, défaillante, était accusée de menaces téléphoniques, de harcèlement, de coups et du port d’un taser.

Constituée partie civile à concurrence d’un euro à titre provisionnel, sa victime explique : "C’est des menaces de mort, des agressions, j’ai été blessée à un oeil. Et des insultes, "Salope, je vais vous tuer tous les trois", m’a-t-elle dit un jour. Quand elle a bu, elle est vraiment méchante. C’est honteux, on devrait la forcer à déménager."

Le substitut Delannay requiert une peine de 2 ans de prison afin de mettre un coup d’arrêt à cette situation. Le conseil de la prévenue évoque une dépression nerveuse grave et des vexations réciproques et plaide la suspension simple du prononcé de la condamnation. "La solution serait qu’une des deux déménage."

Jugement le 27 juin.

JVE