Les esprits se sont échauffés à Jemeppe-sur-Sambre le 4 juillet dernier. Michel (prénom d'emprunt), est indépendant et travaille beaucoup. Pour se détendre, il se rend à une dégustation de rhum. Lorsqu'il rentre chez lui vers 3 h du matin, des jeunes font du bruit à proximité de son habitation, ce qui l'agace. Il se fait menaçant envers ceux-ci, qui se trouvent à l'extérieur. Sa femme prend peur, s'enferme dans la salle de bain et appelle la police. A l'arrivée de celle-ci, le prévenu est en pleine discussion avec ses opposants, une bagarre débute. Les agents s'interposent et l'un d'eux reçoit un violent coup de poing en plein visage, un coup qui lui occasionnera une commotion cérébrale et une incapacité. Michel se rebellera ensuite envers un autre policier.

Le prévenu s'expliquait le 23 juillet devant le tribunal correctionnel : " Les policiers ont la sale manie de faire dégager les jeunes de la place, ils partent puis viennent souvent faire du chambard dans les environs de mon habitation. C'était encore le cas ce soir-là. Dans la mêlée, j'ai donné une gifle à quelqu'un lors de ma crise d'alcool, me sentant agressé, mais sans me rendre compte qu'il s'agissait d'un policier."

Constitué partie civile, le policier réclamait 1000 euros à Michel. " En 16 ans de service, dont 8 au service intervention de Jemeppe-sur-Sambre, mon client n'a jamais été confronté à pareille situation", expliquait Me Meurice."Imaginez la réaction de ses enfants quand il est rentré chez lui dans cet état, avec une tête comme un punching-ball. Et on voudrait nous faire croire que malgré la sirène, le gyrophare et l'uniforme, on aurait pas reconnu un policier ? Et il ne s'agissait pas d'une gifle, mais d'un violent coup de poing en pleine face, comme peuvent en attester plusieurs témoins."

Ce jeudi, Michel a été condamné à une peine de travail de 60 heures. Il devra verser 1000 euros à sa victime.