Le parquet de Namur a requis jeudi devant le tribunal correctionnel une peine de 6 ans de prison à l’encontre d’un prévenu impliqué dans un vol avec violence.

Les faits ont eu lieu dans un hôtel-restaurant de Profondeville la nuit du 26 au 27 février 2019. Après avoir repéré les lieux en séjournant dans l’hôtel, les prévenus, cagoulés, ont pénétré dans le logement du propriétaire équipés d’armes lourdes. Ils ont dérobé des montres et de l’argent présent dans un coffre pour un montant avoisinant les 190.000 euros. La victime a été frappée, les malfrats lui ont également dérobé son téléphone et une arme.

Ce n'est que le 23 mai 2019, lorsque la victime a déposé plainte, que l'enquête a débuté. La représentante du ministère public expliquait le 10 décembre dernier : "Les deux principaux protagonistes ont été interpellés le 27 février 2020. Au lendemain des faits, ils ont mené la grande vie, en louant une Maserati, en séjournant dans des hôtels français prestigieux...alors qu'ils étaient sans revenus, ce qui a forcément attiré l'attention. Tout comme le fait que la montre de la victime de Profondeville, assez particulière, apparaisse sur une photo postée sur Facebook par le principal prévenu."

6 ans de prison ont été requis ce jeudi contre un des prévenus, accusé par une co-prévenue d’avoir fourni les armes qui ont été utilisées lors du vol. L’homme nie les faits qui lui sont reprochés depuis le début de l’affaire. Son conseil plaide l’acquittement, estimant que les préventions imputées à son client ne le sont que sur base des dénonciations d’une des complices présumées, « dont la fiabilité peut être mise en doute et qui est depuis introuvable » et avec qui une confrontation n’a pu être organisée.

Le principal prévenu vient d’être condamné à une peine de de 8 ans de prison pour un autre vol avec violence. Une peine complémentaire de 3 ans était requise lors de l’audience du 10 décembre. 5 ans étaient requis pour la compagne de ce dernier, également impliquée dans les faits. Une peine complémentaire de 3 ans était réclamée contre l’un des auteurs, récemment condamné à une peine de 8 ans de prison. Une peine de 20 mois de prison était requise contre un dernier prévenu.

Jugement le 11 février.