L’alcool est bien souvent une constante dans les dossiers de violences conjugales traités par le tribunal correctionnel de Dinant. Avec une nouvelle preuve ce mercredi. Un homme de 61 ans doit répondre de coups portés à feu sa compagne, en 2012 et 2017. Tous deux étaient alcooliques. "Durant cette période, une série de coups simples ont été donnés. "Mon client reconnaît en effet des gifles au visage et des coups de pied au derrière", commente la défense. La violence est montée d’un cran le 3 juillet 2017. "Madame a trouvé une bouteille de vodka dans la grange. Elle lui en a parlé, ce qui ne lui a pas plu. Il lui a porté plusieurs coups de poing et l’a menacée de la tuer."

Prise de panique, la victime a contacté la police. "Il a alors cassé son téléphone. Quand les policiers sont arrivés, il a refusé d’ouvrir et leur a fait un doigt d’honneur par la fenêtre. Il a aussi exhibé son sexe et a crié qu’ils "pouvaient se le mettre bien profond." Dans son audition, il a déclaré que si les policiers ont vu son sexe, c’est parce qu’ils ont une bonne vue", précise le ministère public qui requiert une peine de probation autonome. La défense a abondé dans ce sens en insistant sur le fait que tous deux étaient alcooliques. "La situation de mon client est catastrophique avec 25.000€ d’amendes et 150.000€ de dettes. Depuis deux ans et demi, il semble s’être calmé et recommence à raisonner." Jugement le 17 mars.