Un contrôle mené par l’Afsca, l’agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, a mis en évidence plusieurs manquements dans une boucherie de Jambes, le 4 juillet 2019. "C’est un tableau peu reluisant. La boucherie était sale. Il y avait des problèmes de traçabilité de la viande et le hachoir était sale. Il y avait aussi des problèmes au niveau de la température des viandes", indique le parquet de Namur.

Trois personnes sont poursuivies devant le tribunal correctionnel de Namur. Seule l’une d’elles était présente ce lundi matin devant le tribunal correctionnel de Namur. Le jour du contrôle, elle travaillait dans cette boucherie. "Mon client était sur place pour négocier une future reprise de cette boucherie. Un contrat de travail d’une journée avait été fait. Il n’était en aucun cas le gérant. Ce n’est qu’à partir du 6 août 2019 qu’il en est devenu le gérant", a indiqué son avocat.

Il y aurait donc, dès lors, matière à l’acquitter selon lui. Ce que conteste le parquet de Namur. "On a des personnes qui habitent Bruxelles qui s’occupent au jour le jour d’une boucherie namuroise. Monsieur était en tenue de travail au moment du contrôle et s’est présenté comme étant celui qui dirigeait ce jour-là. C’est en tout cas ce qu’a considéré l’Afsca." Le substitut Herbay requiert une amende de 2400 € à l’encontre de chaque personne et ne s’oppose pas à ce qu’elles soient toutes assorties d’un sursis pour la moitié du taux. Jugement le 7 janvier.