Namur Bilan alors que Patricia Grandchamps passe le flambeau comme échevine et comme présidente de l’office du tourisme.

Patricia Grandchamps a remis les clés de l’échevinat du Tourisme à Anne Barzin en octobre dernier. Aujourd’hui, elle cède son mandat de présidente de l’office du tourisme à Anne-Marie Salambier. L’occasion de faire un petit bilan et de dessiner les perspectives.

Comment Namur se positionne-t-elle face aux visiteurs ?

"Pour l’instant, on vise un tourisme slow, basé sur le fait de profiter du confort et des plaisirs qu’offre la ville. Namur est d’ailleurs une ville de shopping et les petites boutiques originales du piétonnier notamment contribuent à son charme."

Vous avez misé sur l’insolite, devenu thème de l’année.

"Namur est une des seules villes où on peut dormir sur l’eau à bord d’une péniche alors il faut mettre ça en avant ! Les pousse-pousse sont les seuls en Wallonie à proposer 3 visites insolites de la ville intra- et extra-muros. Que dire de l’insolite des souterrains, rénovés avec une scénographie qui s’adresse à la famille ?"

Quel est le gros enjeu pour le secteur touristique ?

"Faire dormir les visiteurs plus longtemps. On est déjà passé d’une moyenne de 1,4 nuit par séjour à 1,7. Mais il faut faire mieux. En créant des activités, en leur montrant avec des outils modernes qu’elles existent…"

Et les travaux, grues, chantiers qui abîment le paysage ?

"Ce n’est pas ça qui va empêcher les visiteurs de venir ou leur donner une mauvaise image. Dans toutes les villes modernes, il y a des chantiers. Les attractions restent accessibles, qu’on vienne pour l’eau ou la Citadelle. Il y a même eu des balades guidées sur chantiers qui ont bien marché."

Quels sont les musts touristiques des prochaines années ?

"Le Grognon va en imposer avec sa vue panoramique, sa terrasse et le ponton flottant entre la passerelle et le Grognon. Globalement, la ville sera plus jolie et l’accueil aux touristes aussi avec la Halle Al Chair rénovée dont les travaux démarrent dès que la maison de la culture est terminée."

Et le téléphérique ?

"Je pense qu’il peut attirer les familles. Si on va dans une ville et qu’on voit qu’il y a un téléphérique, on y emmène ses enfants. Il peut aussi créer ce lien qui manque entre la Citadelle et le centre."

Magali Veronesi