Attentats à la pudeur, incitation à la débauche, coups et menaces sont reprochés à François

Les relations amoureuses sont loin d’être un long fleuve tranquille pour François (prénom d'emprunt), 22 ans. Son incapacité à les gérer explique pourquoi il s’est retrouvé devant le tribunal correctionnel de Namur ce jeudi. "Si je suis en prison, c’est la faute des femmes", estime d’ailleurs le prévenu.

Ses comportements inadéquats ont débuté en 2017 avec Anne (prénom d’emprunt). Après avoir rencontré celle-ci sur Snapchat, ils ont passé une nuit à l’hôtel, lors de laquelle la jeune fille a été filmée à son insu. "Elle a voulu rompre, il l’a menacée de diffuser la vidéo", explique le substitut Storms.

Un attentat à la pudeur et une prévention à la débauche ont eu lieu lorsqu’il a rencontré Maya (prénom d’emprunt), âgée de 14 ans en avril 2018. Age dont le prévenu avait connaissance. La jeune fille n’allait pas bien, ils se sont rapprochés grâce aux réseaux sociaux, il lui a envoyé des photos de son sexe en lui demandant de faire pareil et elle s’est exécutée. "Elle a voulu dire stop et il a aussi menacé de diffuser les clichés."

En juin 2018, des échanges de photos intimes ont également eu lieu avec Anna (prénom d’emprunt). Un chantage du même type a eu lieu et il s’est montré violent avec la jeune fille à qui il a porté des coups à la mâchoire et un coup de cutter, qui n’a, heureusement, lacéré que la veste de celle-ci. Il y a ensuite eu Ophélie (prénom d’emprunt), qui est tombée enceinte de lui. Il l’a violentée alors qu’elle portait leur enfant, avant de la séquestrer après l’avoir menacée.

Le ministère public estime toutes les préventions établies et réclame une peine de 4 ans de prison à l’encontre du prévenu, sans s’opposer à ce que la peine soit assortie de mesures probatoires, à savoir un suivi psychologique et une formation de gestion de la violence.

L’expertise psychologique du jeune homme révèle un manque de maturité, un narcissisme élevé, un manque d’empathie, un rapport à l’autorité difficile et un risque de récidive moyen à tendance élevée. "Ce n’est pas ma faute, c’est lié à l’éducation que m’a donnée mon père", confie-t-il au tribunal.

L’avocat de François reconnaît que la personnalité de son client peut inquiéter. "Mais il mérite que l’on intervienne, il est tout à fait récupérable. Il a passé près d’un an en détention préventive." Le conseil du prévenu demande l’acquittement pour 6 des préventions et plaide donc un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive déjà effectuée.

Jugement le 20 février.