Le parquet de Namur a requis jeudi devant le tribunal correctionnel de Namur une peine de 30 mois de prison à l’encontre d’un prévenu qui a foncé en voiture sur son rival amoureux. Le parquet demande de requalifier ce qui était considéré au départ comme une tentative d’assassinat en coups et blessures volontaires avec préméditation et ne s’oppose pas à un sursis probatoire.

Les faits se sont déroulés le 23 décembre 2017 à Jambes. Le prévenu, Nicolas M, n’a pas supporté que son ex-compagne se rapproche d’un autre homme. Il a attendu ce dernier à la sortie de chez elle avant de foncer sur lui en voiture. La victime, mineure au moment des faits, explique avoir été touchée à la jambe droite avant de prendre la fuite, rapidement rejointe par le prévenu qui lui a alors porté des coups. Le mineur, blessé superficiellement au genou, a subi une incapacité de travail de 10 jours.

A l’époque, les faits avaient été qualifiés de tentative d’assassinat, l’auteur ayant annoncé vouloir "faire la peau" à la victime. Questionné, Nicolas M, qui avait bu et consommé de la cocaïne ce jour-là, explique qu’il a freiné et que la hauteur du trottoir ne lui aurait pas permis de percuter son rival. Il reconnaît ensuite lui avoir porté des coups.

Le substitut Kerkhofs demande la requalification de la tentative d’assassinat en coups et blessures avec préméditation et requiert une peine de 30 mois de prison, sans s’opposer à un sursis probatoire. La confiscation du véhicule est réclamée "L’auteur a tourné pendant de longs instants, cherchant vraisemblablement à en découdre avec son opposant. Mais je ne suis pas convaincue qu’il y a eu tentative d’homicide ce jour-là vu les traces de freinage".

Me Bernès plaide une peine de travail pour Nicolas M. "Si mon client l’avait percuté avec son Audi A3, les blessures n’auraient pas été superficielles. Il conteste également la préméditation des coups qui ont suivi. Depuis ces faits, il ne s’est plus donné à connaître de la justice."

Jugement le 22 octobre