Paul, né en 1964, vit avec son épouse depuis près de 40 ans à Floreffe. Elle ne veut pas le quitter car elle est très attachée à leur maison. Cependant, depuis que Paul a été victime de deux AVC, il a tendance à lever la main sur son épouse. Celle-ci a été victime de plusieurs scènes de coups, à la fin de l’année 2020. « Il n’a plus toute sa tête mais doit se soigner. Il est dans son fauteuil toute la journée et ne fait rien., il ne sait plus travailler comme avant. », concède-t-elle. Elle a été brûlée à la main avec une cigarette car il voulait conserver la télécommande du téléviseur. En février 2021, il reconnaît s’être « emporté » : sa compagne de vie a reçu plusieurs coups de poing en plein visage entraînant une incapacité de 21 jours, et elle a été traînée par les cheveux. « Elle a exagéré les choses. Elle s’est peut être même arraché une touffe elle-même. »

La victime réclame un euro à titre définitif et déclare que son époux ne la frappe plus. Le substitut Mascart souligne la dépendance financière au sein du couple ainsi que l’attitude dédaigneuse et injurieuse du mari envers sa femme. « Pour lui, elle fait partie des meubles et elle a ce qu’elle mérite, c’est même parfois sa fille qui doit le sermonner pour qu’il soit plus correct avec sa mère. Il n’a pas hésité à couper sa carte de banque en deux ou à renvoyer sa plaque d’immatriculation à la DIV» Le substitut requiert une peine assortie d’un suivi à l’encontre du prévenu, comme une peine de probation autonome ou un sursis probatoire. L’avocate de Paul requiert une suspension probatoire du prononcé de la condamnation. Jugement le 31 mai.