Raphaël, né en 1976, n’a pas digéré la rupture qui est survenue avec sa compagne, la mère de son enfant. Il s’est rendu coupable des faits de harcèlement entre le 7 et le 22 novembre derniers. Le 14 novembre, il a été l’auteur d’une entrave méchante à la circulation, bloquant le véhicule de la victime, qui transportait leur fille et brandissant une bouteille d’un liquide jaunâtre, prétendant qu’il s’agissait d’essence et qu’il allait mettre le feu à la voiture. Il transportait dans son propre véhicule une batte et une hache. Les menaces ont été le quotidien de la victime : « Je vais te crever, tu vas pisser le sang, je vais te brûler vivante dès que je sortirai de prison », ...

« Le prévenu, déjà condamné à 15 reprises pour vols, coups, menaces,..., a un caractère explosif, il a menacé plusieurs fois de brûler sa compagne et a réitéré ces menaces devant les policiers et le juge d’instruction. La victime n’en peut plus de vivre dans une pression permanente car il menace de la retrouver dès sa sortie de prison», précisait le substitut Seminara qui relève le manque de remise en question et une addiction problématique dans le chef de Raphaël.

Me Somers, conseil du prévenu, plaide une peine de probation autonome pour son client, précisant que ce dernier n’était jamais passé à l’acte même si il avait une personnalité borderline. « Ce n’est pas un psychopathe. Il est nerveux mais n’a jamais frappé ou été violent, il a même un bon fond.

Jugement le 24 juin.