Ses victimes étaient à chaque fois des personnes vulnérables. À plusieurs reprises, le principal prévenu dans ce dossier abordé devant le tribunal correctionnel ce vendredi, un Jambois né en 1998, s’est introduit dans le domicile de sa victime, une personne vulnérable et y resté durant plusieurs jours. Ce fut le cas entre le 4 et le 19 novembre 2018. A cette occasion il a invité sur place le temps d’un week-end une amie à qui il a fait croire qu’il s’agissait de son habitation, obligeant le propriétaire des lieux à leur faire à manger et à leur laisser son lit et à l’appeler “Maître”. La victime a été frappée, et 160 euros lui ont été dérobés. Des faits de même genre ont eu lieu entre le 22 et le 27 janvier 2019, 88 euros lui ont été extorqués. Le 13 janvier 2020, l’auteur a commis un vol avec violence sur la même victime pour un montant de 250 euros, se faisant passer pour un fonctionnaire public. L’homme doit également répondre de préventions de harcèlement sur cette victime et sur une amie de sa propre mère.

La victime des faits d’extorsion a depuis déménagé et a dû être internée suite aux faits qu’elle a subi, après avoir évoqué la possibilité de mettre fin à ses jours. L’avocat de la partie civile demande le remboursement des sommes dérobées et une somme de 7500 euros pour le dommage moral subi. La victime des faits de harcèlement, également une personne vulnérable, réclame 1000 euros et demande une expertise destinée à estimer son dommage moral.

Le substitut Vandermeiren, estimant que la principale victime a vécu un “calvaire de 2 ans”, requiert une peine de 5 ans de prison à l’encontre du prévenu, et de 10 mois avec sursis pour celle qui l’a accompagné durant un week-end et a laissé faire.

Me Thirion, avocate du prévenu, plaide une peine de probation autonome, mettant en avant le fait que son client connaît lui-même des problèmes psychologiques et a du mal à anticiper les conséquences de ses actes. L’acquittement est plaidé pour la prévenue.

Jugement le 14 mai