Les membres d’un couple ont perçu indûment des allocations majorées alors qu’ils n’y avaient pas droit. La restitution des sommes, 39103 euros pour lui et 11.778 euros pour elle, est demandée

Un couple de Jemeppois se retrouve dans l’oeil du cyclone. A force de frauder, ils ont attiré l’attention sur eux. Ils risquent des peines de prison et vont devoir restituer les sommes perçues illégalement.

Pour l’auditorat du travail, les deux prévenus, qui formeraient un couple même s’ils s’en défendent, ont perçu des allocations sociales majorées alors qu’ils n’y avaient pas droit, entre 2013 et 2018. Le prévenu touchait des allocations de chômage tout en exerçant une activité non-déclarée de garagiste. Il touchait des allocations de chômage comme isolé et elle comme cheffe de ménage alors qu’ils habitaient dans des maisons voisines et que celle dans laquelle vivait le prévenu ne contenait qu’un bureau.

Dans le cadre de l’activité de garagiste, les preuves sont, selon l’auditorat du travail Jérôme Deumer, accablantes. « De nombreux véhicules, 3 ponts, du matériel de mécanicien professionnel ont été retrouvés à son domicile. Le prévenu a été vu en vêtement de travail au volant d’une dépanneuse. On a retrouvé des factures d’achat de matériel, de ventes de pièces et de prestation sur laquelle figurait la TVA alors qu’il n’était pas assujetti à celle-ci. On a même retrouvé des factures pour 250 cartes de visite concernant cette activité qui n’existe soi-disant pas. Dans ce dossier, on se moque réellement des inspecteurs. »

L’auditorat du travail réclame un an de prison pour le prévenu et 6 mois pour celle qui est présentée comme sa compagne. L’auditorat demande à ce qu’il restitue 39103 euros d’allocations de chômage perçues indûment, alors que 11.778 euros sont réclamés à la prévenue, à savoir des allocations de chômage, des allocations familiales et des allocations d’incapacité.

Estimant que le prévenu n’a pas exercé l’activité de garagiste qui lui est imputée et que ses deux clients n’étaient pas cohabitants, l’avocat des deux Jemeppois réclame leur acquittement. Au sujet de la cohabitation, le fait que la prévenue cohabitait avec son fils est notamment mis en avant.

Jugement le 8 janvier.